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Fiche article

9782353743889
L'embuscade du 28 février 1957
(Le 1/22e RI en AFN. Piste de Bouyamène à Dupleix)
Une œuvre de Jean-Claude Picolet et Roger Vétillard (préface)
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Cet article a été constaté en stock le 6 avril 2021.
Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782353743889, vendu 27 € et classé au rayon « Histoire », publié le 10 septembre 2019 par les éditions Dualpha dans la collection « Vérités pour l’Histoire », d'un poids de 368 grammes, large de 297 millimètres pour 210 de haut et comportant 128 pages.
Le 28 février 1957, vers 13 h 40, un convoi militaire ayant terminé sa mission de ravitaillement du poste de la 2e compagnie du 1er bataillon du 22e RI cantonnée à Bouyamène, lors de son retour, tombe dans une embuscade tendue par des HLL (Hors La Loi), quelques kilomètres avant Dupleix au lieudit Lalla Ouda. Avec de lourdes pertes en vies humaines, en armes et munitions, en véhicules et matériel. Ce drame a marqué les esprits à jamais. Ce fut certainement l’embuscade la plus meurtrière de la Guerre d’Algérie jusqu’à celle du 11 mai 1957 non loin de Collo dans le Constantinois. Pourtant, elle n’a laissé pratiquement aucune trace dans la presse au contraire de celle de Palestro le 18 mai 1956 qui a défrayé la chronique nationale et internationale. Et justement à cause d’elle, en raison de la censure qu’elle a engendrée. J’ai servi dans cette unité du 1/22, mais trois ans et demi plus tard en tant que chef d’une section, puis de deux, regroupées, composées uniquement de Harkis. J’ai donc à quelques reprises entendu parler de cette tragédie mais toujours en termes vagues. Comme s’il y avait un secret à cacher. Ce qui ne pouvait qu’attirer mon attention. Ayant pu bénéficier d’une autorisation pour consulter à Vincennes les archives militaires du bataillon, j’ai ardemment souhaité savoir ce qui s’était effectivement passé ce 28 février. Avec beaucoup de patience et de chance, j’ai pu recueillir les souvenirs de plusieurs Appelés pris sous le feu de l’embuscade, ou qui sont intervenus sur la piste juste après coup, ou qui ont été des témoins indirects à l’époque. Et même des renseignements de nos adversaires. Dont beaucoup contredisent la version officielle. Mon intuition ne m’avait pas trompé. L’étude qui en découle n’a rien de littéraire et n’est surtout pas poétique. Elle s’attache aux faits, uniquement aux faits. Elle décortique l’embuscade sous tous ses aspects, dans ses moindres détails, depuis sa conception jusqu’aux conséquences qui en découlent, y compris pour les intervenants et se livre à son analyse critique. Le tout avec force photos, cartes, croquis et documents divers. Pour moi, c’est l’œuvre d’un journaliste d’investigation, voire d’un historien qui veut rappeler à tous ce que de jeunes hommes obligés de « faire leur Devoir » ont vécu, enduré et souffert alors qu’il y a eu par la suite, volonté manifeste de les ignorer, voire de les mépriser en les accusant à tort de tous les maux. Et pour ce faire, il me fallait tirer ce drame de l’oubli. Que grâce leur soit rendue. Ils le méritent !
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