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Fiche article

9782848197210
Demain, je tue le plus con
Une œuvre de Pascal Descos
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Nous avons commandé un réassort de cet article le 29 novembre 2021.
Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782848197210, vendu 17 € et classé au rayon « Littérature », publié le 04 août 2021 par les éditions Créer, large de 150 millimètres pour 210 de haut et 11 d'épaisseur et comportant 298 pages.
« Demain, je tue le plus con. » Quand la mairie de Saint-Cernin-sur-Cher, petite commune des Combrailles, reçoit ce courrier anonyme, elle ne sait pas si elle doit prendre cet avertissement au sérieux. Et surtout : qui est la personne désignée ?
Parce que des cons, ils sont pléthore comme partout ailleurs. Mais le lendemain, lorsqu'on découvre Pierrot Girard, agriculteur malfaisant et détesté de tous, étendu raide mort de deux balles dans le corps, c'est une évidence : quelqu'un a bien tué le plus con. L'enquête de gendarmerie n'aboutit pas et chacun
retourne à ses occupations… Jusqu'au mois suivant où ce même courrier mystérieux est renvoyé. Les forces de l'ordre auront beau patrouiller, elles n'empêcheront pas un deuxième meurtre.
Et quand fin août, une troisième lettre identique est déposée à la mairie, c'est la panique. Tout le monde est persuadé d'être la prochaine victime. En clair, tout le monde est persuadé d'être le plus con.
Dans ce roman épistolaire, Pascal Descos croque toute une galerie de personnages dans laquelle de vieux paysans essayent de s'accommoder des néo-ruraux peu familiarisés avec leurs us et coutumes.
Un récit drôle, enlevé et qui relève avec humour les difficultés que ces communes rurales rencontrent à faire vivre ensemble agriculteurs, chasseurs et écologistes venus des villes.

Extrait tiré de l'ouvrage :

« JOK'AIR


Non, ce soir je n'rentre pas
Je vais rouler jusqu'à qu'la voiture tombe en panne
Yseult – 2019
Mon vieux Christophe,


Oui, je sais. Tu te dis que si ton pote Gaston Baupaire prend la peine de t'écrire après plus de cinq ans de silence, c'est qu'il a besoin d'argent. J'ai toujours été un panier percé comme disait ma grand-mère Aglaé et si j'avais sur mon compte tous les euros que j'ai laissés dans les bistrots de nos vingt ans, je suis certain que je pourrais solder le crédit de ta maison. Non ! Si je prends la peine de t'écrire, c'est que je suis certain que les événements que j'ai vécus ces derniers mois valent bien tous les polars que tu as pu publier à ce jour. Oui ! Parce que, même si je reste jaloux de ta réussite, je suis de près ta carrière littéraire.
L'ayatollah de Saint-Cernin ! Certainement as-tu entendu parler de cette affaire plus d'une fois dans les médias ? Mais ce que tu ignores, c'est que je réside dans cette petite commune depuis plus de trois ans et que j'ai été mêlé de près à cette série de meurtres. Même de très près.
Plus d'une fois, j'ai pu hésiter à déterminer à quel moment une histoire débute réellement. Pour celle qui m'a concerné, ce n'est absolument pas le cas. C'est bien simple, c'était le 10 mai dernier. Dès le lendemain, tous les journaux régionaux, qu'ils soient écrits ou télévisuels, en faisaient leur grand titre. Et bien sûr, à Saint-Cernin-sur-Cher, on ne parlait que de ça.
Tu te demandes ce que je fais à présent dans une telle contrée, moi qui ne jurais que par la vie citadine et ses plaisirs. Avant d'aller plus loin dans mon récit, je dois te relater toutes les mésaventures qui me sont survenues depuis ton dernier passage à Paris. Ce qui nous ramène bien cinq ans en arrière.
Mais pour ça, il faut que je te parle de mes histoires sentimentales. Toi qui savais tout de mes succès d'un soir (ce qui t'avait permis par ailleurs de me piquer Sophie – non, non, je n'ai pas oublié), je sais que tu m'écouteras sans te moquer.
Même si tu n'avais jamais eu l'occasion de la rencontrer, je t'avais déjà parlé de Marion, cadre dans une boîte d'assurance à la Défense (le quartier, pas l'armée). J'avais fait sa connaissance quand je travaillais dans la maintenance informatique chez Mark&S.I.S. Son entreprise était cliente chez nous et je l'avais rencontrée lors de mes missions à leur siège. Je n'avais rien fait pour ça, mais elle était tombée amoureuse le premier jour. Je ne m'étais pas méfié, elle, en tailleur noir et hauts talons, moi, dépenaillé et pas rasé. Mais Marion avait eu un destin contrarié par ses parents. Ceux-ci l'avaient obligée à faire une école de commerce alors qu'elle aurait préféré être punk à chien, assise avec ses potes devant les centres commerciaux. La réussite professionnelle, le statut social lui avait fait remiser dans un tiroir à chimères ses rêves décadents, mais en me rencontrant, elle les crut à nouveau possibles.
Première erreur de sa part.
Christophe, tu le sais, je n'ai jamais été très « pétard ». Les quelques-uns que j'ai fumés ne m'ont pas convaincu. La première fois, j'ai toussé à m'en arracher les poumons. La deuxième fois, j'ai littéralement décollé en étant persuadé d'avoir déféqué dans mon pantalon. Après ces deux expériences peu concluantes, je me suis promis de ne plus y toucher. Mais j'ai gardé ce petit côté artiste, lunaire, avec mes cheveux mal peignés, mes pulls qui pendent et mes baskets trouées. Elle crut que je serais celui qui la sauverait de sa vie trop parfaite. Elle me mit la main dessus (tandis que je mettais la mienne dessous). Et parce que j'ai toujours continué à écrire des vers sans queue ni tête et un peu désenchantés, elle me prit pour la réincarnation d'Arthur Rimbaud (parce qu'elle croyait aussi à la réincarnation).
Marion était pleine de vie. Un regard malicieux, un physique de jeune première comme on en voit dans les publicités et beaucoup d'esprit. Elle n'avait qu'un défaut : elle était jalouse. Pas de moi. Non, de ses amis ! Ceux-ci fréquentaient des homosexuels, des transsexuels, des bisexuels et des chépasquoisexuels (ceux qui font des trucs chelous avec les âmes des morts). Elle, quand elle les invitait à passer à la maison, elle n'avait que des hétéros normaux comme toi (enfin, je suppose) à leur présenter. Et quand nous nous rendions chez eux, il y avait toujours au moins un bouddha, un druide, un chaman ou une yézidie à leur table. Marion ne voyait que ses collègues qui travaillaient tous à la Défense. En me trimbalant dans son milieu narcissico-nihiliste (je viens d'inventer ce mot, me le pique pas), elle était fière de présenter le poète maudit qui partageait ses nuits agitées.
Je la dénigre, je la dénigre, mais je suis injuste. En fait, j'étais à ses pieds. Je ne me lassais pas de la regarder. Elle avait la gentillesse de rire à mes plus vaseuses plaisanteries et j'étais fier, sa main dans la mienne, de marcher dans la rue à ses côtés. Quand des types se retournaient sur notre passage, je me disais : « Eh oui, les mecs ! C'est à moi ce p'tit diamant. Y'a qu'moi qui peux y toucher ! » On coulait un bonheur parfait.
Jusqu'à ce qu'elle devienne végétarienne. »

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