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Fiche article

9782849742648
Titre: La Terreur en Roussillon et ce qui s'ensuivit 1793-1794
Une œuvre de Michel Brunet
Prix: 12.00 €
Rayon: Histoire
Editeur: Trabucaire
ISBN: 9782849742648
Ouvrage broché, publié le 20 juin 2018, large de 140 millimètres pour 220 de haut et comportant 112 pages.
Résumé: Michel Brunet n’aura pas eu le temps de mettre la toute dernière main à l’ouvrage La Terreur en Roussillon 1793-1794 sur lequel il a travaillé aux Archives Départementales des Pyrénées-Orientales de 2013 à 2015. Mais l’écriture en était tellement avancée que le lecteur ne pourra que se réjouir de la parution de ce petit livre posthume, instructif et passionnant comme tous les autres ouvrages de l’historien. La Terreur 1793-1794 est « plus qu’une autre période de l’histoire de France celle qui a laissé une empreinte d’effroi et d’horreur inégalée » (Books n° 89). Comment l’épisode a-t-il marqué le tout jeune département des Pyrénées-Orientales – dit encore Roussillon ? Michel Brunet nous en donne les principales clefs : - Sur le plan politique avec ses élus locaux bellicistes mais désarmés, ses représentants en mission se prenant pour des proconsuls, ses militaires (dont le général Dugommier) pas forcément en accord avec le Comité de Salut Public. Tous et chacun à la conquête du pouvoir, on l’aura deviné. - Au quotidien, au plus près de la population, avec son lot de petits arrangements, de guerres, d’occupation armée dévastatrice, de jeux frontaliers, de dégâts, de pillages et autres prélèvements, dans une plaine du Roussillon transformée en champ de bataille. Au moment où des historiens, comme l’américain Timothy Tackett, se penchent à nouveau sur le phénomène de la Terreur (peut-être inspirés par l’actualité ?), la recherche de Michel Brunet vient à point nommé apporter sa pierre à la longue, lente et difficile analyse historique d’une période aussi complexe.

Extrait tiré de l'ouvrage :

« Brunet dernier bonheur

Dans la préface qu’il avait donnée à son chef-d’œuvre, Le Roussillon. Une société contre l’État (1780-1820), Bartolomé Bennassar prêtait des « bonheurs d’écriture » à Michel Brunet. C’est le mérite de cet ouvrage posthume que de nous en faire goûter, une dernière fois, le plaisir.
Fruit d’une recherche entamée dans les dernières années de la vie de Michel Brunet, et mis en forme grâce à l’aide de ses proches, c’est un texte inachevé que son éditeur a décidé de publier. Il y manque les notes et les références perdues, que seul un lourd travail d’édition critique eut permis de présenter. Il y manque aussi le faisceau de cohérence que n’aurait pas manqué de lui donner son auteur s’il avait eu le temps de polir sa tâche. Ce d’autant que les lignes de la pensée de Michel Brunet se distinguent nettement dans ce fagot encore mal lié. Mais l’essentiel est ailleurs. Dans l’hommage qu’un ultime effort rend à ce grand historien du Roussillon. Dans le témoignage qu’il nous laisse d’une passion pour l’histoire qui l’aura habité jusqu’au bout.
Ce qui fera l’héritage de Michel Brunet est là en somme, dont les historiens qui le liront demain auront à s’inspirer. La joie un peu enfantine d’aller fouiller dans les tréfonds des coffres d’archives, d’aller y découvrir le trésor d’un texte unique, d’une preuve saisissante et pourtant jamais claire. Celle de faire éclater sur la page l’exotisme de ces voix surgies du passé, tout en questionnant leur impayable bon sens. Celui d’orchestrer leur récit pour donner un sens aux reflets chatoyants d’un monde perdu, dont il s’agit de dessiner les logiques profondes.
Il y a tout cela dans ce petit texte fragile. Et quelques leçons encore sur lesquelles on ne saurait passer. Car Michel Brunet, précurseur autodidacte du rapprochement entre histoire et anthropologie, et esprit toujours mobile, n’a pas cessé d’être à l’heure historiographique, comme le montre ses passages sur les conflits de génération ou sur les effets de la violence dans la société roussillonnaise de la Révolution. Pourtant il ne change pas d’idée, et avait conçu ce travail comme une confirmation de ses premières thèses. La Révolution fut un moment funeste pour la population du Roussillon, que des autorités étrangères au pays ont brutalisée en s’attaquant à ses croyances les plus profondes, et ont jetée dans le chaos de la guerre avec l’Espagne et de la guerre civile. L’idéologie qui a justifié ce malheur est une mécanique fallacieuse et perverse. Exaltant l’émancipation et la démocratie, elle n’a servi qu’à asservir et maltraiter les habitants du pays, et à détruire leurs institutions traditionnelles, dont Michel Brunet avait analysé ailleurs les vices cachés mais aussi les petites vertus. Pire, elle aura introduit dans le pays la haine politique de masse, puisque tous ceux que l’on suspecte d’entraver l’avènement du monde meilleur apparaissent désormais comme des ennemis ontologiques aux yeux de prophètes dont Michel Brunet ne dresse pas un fier portrait.
Derrière ces figures médiocres, transportées sur l’avant-scène de l’histoire par la tempête révolutionnaire, c’est toute une réflexion sur le pouvoir qui sourd. De ses logiques, qui prêtent plus aux suiveurs et aux intrigants qu’aux caractères trempés. De ses dérives, et de l’ivresse qui s’emparent de ses détenteurs, d’autant plus sujets à s’y abandonner que leur structure interne est peu charpentée. Et c’est bien ainsi qu’il faut comprendre la nostalgie, bien historienne, que l’on sent poindre chez Michel Brunet lorsqu’il évoque la société du Roussillon prérévolutionnaire. Ce n’est pas que cette société d’Ancien Régime lui paraisse idéale, bien au contraire. Mais la Révolution, malgré ses proclamations grandiloquentes n’a pas aboli les sujétions. Elle a fait entrer le Roussillon, et le monde avec lui, dans un nouveau régime des pouvoirs, celui de l’État et des ses prétentions exorbitantes. Un monde dans lequel tout, l’idéologie comme les moyens qui sont mis à sa disposition, complote à la surveillance méticuleuse des hommes. Face à ce pouvoir intrusif, Michel Brunet fait revivre avec délectation le monde des prisons aux portes-ouvertes, des seigneuries sans seigneurs, des frontières passoires et des identités d’occasions. Un monde vif et rude, un monde de vacances, de lacunes, d’espaces, que la Révolution aura frappé de mort. Le monde de Michel Brunet, historien de la liberté, qu’il a rejoint en nous laissant ce dernier flambeau.

Nicolas Berjoan


Dieu, l’Etre Suprême et le culte de la raison

Jusqu’à la chute de Robespierre, à la fin de juillet 1794, la question religieuse a joué un rôle majeur au cours des combats politiques qui ont ensanglanté la France. Dieu, son essence ou son absence devinrent les arbitres des querelles entre clans aspirant au pouvoir suprême. La chose n’était pas entièrement nouvelle, le présent ne peut jamais totalement effacer le passé : les vieilles cicatrices infligées par les guerres de religion des XVIe et XVIIe siècles, où s’étaient affrontés catholiques et protestants, saignent
à nouveau. De sérieuses enquêtes historiques ont montré par exemple que le fossé qui séparait le territoire des Rouges et des Blancs en Lozère ou dans les Cévennes en 1792-1793 suivait rigoureusement le tracé des anciennes lignes de faille des guerres de religion. Mais lors de la montée tumultueuse de la mystique révolutionnaire, ce fut l’existence même du Dieu des chrétiens, et d’ailleurs de tous les dieux, qui fut remise en cause. La mort de Dieu impliquait la mort de l’âme immatérielle, ce qui explique en partie cette fascination pour la mort que l’on retrouve dans tous les slogans et dans tous les discours. Robespierre évoque sans cesse, et très tôt, son inévitable destin de martyr et cette obsession morbide lui permet de sacraliser sa parole (et il parle beaucoup) qui a toujours, dès lors, valeur testamentaire. Il tente, il est vrai, d’instaurer un Dieu intermédiaire, un Être Suprême hors sol qui ne s’inscrirait ni dans l’espace ni dans le temps, et qui n’eut localement aucun succès dans la population.
Pour notre part, nous nous sommes efforcé de mesurer et de décrire la part du religieux dans les évolutions locales. Le carac- tère fragmentaire et biaisé de la documentation nous interdisant toute globalisation, nous allons nous attacher à décrire quelques cas qui nous semblent significatifs.

Saint-Feliu et son bénitier

En janvier 1793, une pétition émanant des « vrais Républicains » de Saint-Feliu-d’Avall est adressée aux administrateurs du Département. Les signataires décrivent leur commune comme étant au bord de l’explosion du fait de la « malveillance de la municipalité ». Bien que le texte de cette dénonciation soit articulé en 5 paragraphes numérotés, elle demeure plutôt confuse et désordonnée. Il en ressort cependant que le village est divisé en deux clans affrontés et la haine s’est cristallisée autour du bénitier paroissial. Deux enfants de chœur ont attesté que l’officier municipal et le commissaire de la Société Populaire Pic ont jeté l’eau qui avait été bénite par un prêtre réfractaire et fait venir le curé constitutionnel de Trouillas pour faire bénir une eau plus républicaine. Cette initiative déclenche une vague de colère et de violences. Ces deux citoyens entreprenants « manquèrent d’être assassinés dans la maison commune ». Le maire, assisté du citoyen Trogno, officier municipal et chirurgien de son état, convoque aussitôt un Conseil Général qui, par 45 voix contre 6, se prononce pour la destitution des deux audacieux dont la défense semble plutôt faible : ils prétendent que l’eau ancienne était fangeuse. La majorité massive contre les deux dissidents ne se retrouve peut-être pas à la Société Populaire puisque Trogno menace de la dissoudre en « fondant sur elle avec 100 hommes ». Le même Trogno tire deux coups de fusil, le soir, depuis sa fenêtre : il prétend que des inconnus viennent la nuit caillasser sa maison. Cette forme d’agression était, il est vrai, assez traditionnelle et nul ne doit sous-estimer le rôle des pierres en tant qu’armes de guerre civile : on peut casser portes et fenêtres avec des pierres et même tuer des adversaires. Le réquisitoire contre la municipalité insiste, dans ses articles 3 et 4, sur l’hostilité du maire et de ses adjoints vis-à-vis des prêtres constitutionnels. Lorsque, par exemple, la marguillerie de Saint Gaudérique (Sant Galdric) demande au maire de faire venir un prêtre assermenté pour célébrer la fête du saint (Gaudérique est le saint agraire le plus révéré du Roussillon, en concurrence avec Isidore), le maire lui répond que ce serait bien fou, et qu’il était bien préférable « qu’il mangeât [lui]-même l’argent ». Un certain Rafael Pages aurait, en catalan, appelé la foudre à anéantir tout prêtre constitutionnel qui oserait s’aventurer à Saint-Feliu (« qu’elle le fasse exploser en 50 000 morceaux ! »). Emporté par son élan oratoire, il affirme qu’il ne porterait l’écharpe municipale « qu’elle ne soit toute rouge ou toute blanche ». Cette dernière partie du message nous paraît difficile à décrypter. De façon générale la nature exacte du positionnement politique de chacun des camps est difficilement déchiffrable. Comment expliquer, par exemple, que la majorité massive obtenue par le maire au Conseil Général ne se retrouve pas à la Société Populaire ? Comment expliquer que les autorités départementales fassent arrêter Trogno et Pagès, mais laissent en place le maire Gaudérique Freixe ? La seule certitude est que les habituelles chamailleries entre clans, souvent bien antérieures à la Révolution, sont devenues plus radicales et plus brutales. Trogno tire un coup de fusil, le maire menace ses opposants de prison et un témoin prétend qu’on a menacé de le pendre à l’arbre de la liberté.
Pour embrouiller le tout, l’article 5 de la plainte porte sur les partages inéquitables des communaux et on ne sait pas si cette opération controversée a été la cause ou la conséquence de la gué- rilla villageoise autour du bénitier. Même si nous ne connaissons pas le dessous des cartes, nous restons bien dans le cadre habituel des querelles intestines, simplement envenimées par le contexte national du combat politico-religieux.

Pézilla et ses Saintes Hosties

Le gros village de Pézilla-la-Rivière est situé sur la rive gauche de la Têt, à quelques kilomètres en amont de Perpignan. Dans le paysage politique régional il va apparaître bientôt comme un bastion de la foi catholique et romaine.
Le 16 mai 1792, quatre vignerons de Baixas, bourgade proche, revenant de leur travail en fin d’après-midi, avisent un groupe de sept vignerons de Pézilla qui sont encore au labeur mais qui laissent divaguer leurs ânes dans une vigne adjacente appartenant à un habitant de Baixas surnommé « La Prudence » (peut-être par antiphrase) et qui est tailleur de pierres de son état. Les Baixanais font de « légers reproches » aux sept de Pézilla qui répliquent par une volée d’injures très politisées : « Vous êtes des patriotes enragés, nous vous mettrons à l’anterne [sic], nos ânes qui dépaissaient dans cette vigne sont plus patriotes que vous, nous ne voulons pas les en tirer, vous êtes des cochons, vous entendez la messe des assermentés qui sont aussi des cochons et des ânes… ». Même si l’on mélange un peu les curés, les ânes, les cochons et leurs appartenances idéologiques respectives, il ressort que Pézilla est franchement du côté de la Vraie Croix.
Ces provocations ont entraîné des bagarres récurrentes entre les deux villages, et la guérilla locale devait s’articuler dangereusement avec l’invasion espagnole : des gens de Pézilla furent fortement soupçonnés d’avoir servi de guide à la cavalerie espagnole pour l’orienter vers Baixas. Dans un style rural et populaire, le village semble s’inscrire assez nettement dans le clan des aristocrates.
On peut trouver à l’automne de 1793 une confirmation de ce positionnement. L’abbé Jacques Poronne, qui a dû s’exiler, ayant refusé le serment, rentre dans sa paroisse dans les fourgons de l’armée espagnole. Il rouvre l’église, dit une messe le 15 septembre et repart le surlendemain précipitamment, avec le reflux espagnol. Il n’a pas eu le temps de retirer du tabernacle les hosties consacrées. Aidée par le maire, une jeune fille héroïque va les emporter et les cacher chez elle, où les paroissiens de pure obédience pourront venir les adorer en cachette. Sept ans plus tard, un ancien vicaire retirera les hosties de leur sanctuaire clandestin et constatera avec stupéfaction que le vase en cristal qui les contenait était recouvert d’une dorure miraculeuse. Ce miracle contre-révolutionnaire (un cas unique dans le département à notre connaissance) n’a jamais été officialisé par Rome mais les « Saintes Hosties de Pézilla » ont engendré durant tout le XIXe siècle de nombreuses manifestations de piété populaire encadrées par le clergé local. Monseigneur Tolra de Bordas, après avoir recueilli des témoignages vers le milieu du XIXe siècle, en concluait que les Saintes Hosties avaient mystérieusement protégé le village des « fureurs démagogiques de la Terreur »1. Il nous est difficile de partager cette vision irénique : Pézilla, loin d’être épargnée par les malheurs du temps, fut secouée par de rudes empoignades internes : la violence s’était installée au cœur même du village.

La Salanque est une microrégion limitée au nord par le cours inférieur de l’Agly, au sud par celui de la Têt, à l’ouest par les collines des Corbières et à l’est par la mer. Cette petite plaine basse sans relief a été gagnée sur la mer par les alluvions des deux fleuves côtiers, mais la terre demeure salée, d’où son nom. Elle est située dans le voisinage immédiat de Perpignan : on aurait donc pu penser que la proximité des autorités administratives (du district et du département), celle des garnisons de Salses et de Perpignan, l’important hôpital militaire installé dans le village de Pia, le va-et-vient constant des troupes sur l’axe routier majeur qui relie Perpignan à Narbonne, aient suffi à garantir le maintien de l’ordre public et aidé à convertir une population de quelques milliers d’habitants aux bienfaits des idéologies à la mode. Pour- tant, il n’en fut rien et la chronique locale est chargée de tensions de toute sorte, d’affrontements violents et parfois sanglants.
La résistance aux grandes nouveautés révolutionnaires fut particulièrement acharnée en matière religieuse. La Constitution Civile du clergé n’eut guère de succès et engendra une valse des curés jureurs, la plupart étrangers au pays. Le seul assermenté que l’on retrouve pendant toute cette période fut le curé Lebé, un homme énergique et instruit, mais qui était déjà sous l’Ancien Régime dénoncé unanimement comme menant une vie parfaitement scandaleuse. On l’accusait notamment de s’être vanté d’avoir joui de toutes les fillettes qui lui étaient confiées pour l’instruction religieuse.
Ce rejet massif des assermentés fut à coup sûr exalté par les intrusions de l’armée et des officines hébertistes qui multi- plièrent les provocations. En effet, ce sont presque exclusivement les représentants en mission et certains militaires qui furent les instigateurs des chasses aux prêtres réfractaires et des saccages d’églises, jamais les acteurs locaux. Ces tentatives d’éradication de la religion traditionnelle ont, à l’évidence, suscité un profond malaise, une irritation quasi générale. À Bompas par exemple, jusqu’à la fin d’août 1792, la municipalité a lutté pour conserver ce qui pouvait l’être, maintenir l’apparence d’une tradition menacée : elle achète un pressoir dont les revenus doivent alimenter les caisses de la marguillerie, elle veille à la nomination des chapelains et des pabordesses (quêteuses pour l’Église), alors même que la paroisse n’a plus de prêtre. Le premier acte de naissance d’un enfant né sous la République fut enregistré à l’église, après le baptême, par un prêtre « requis » qui exerçait à Opoul. Deux ans plus tard, l’église sera officiellement transformée en Temple de la Raison.
Sous la Terreur, malgré les exhortations de Robespierre qui plaide pour un déisme aseptisé, la campagne militaire de « dé- christianisation » bat son plein. Sous l’impulsion et le contrôle des commissaires sans-culottes de Sentinelle de l’Agly (traduisons : des activistes militaires de la garnison de Saint-Laurent-de-la-Salanque) le feu va courir de village en village pour « écraser le fanatisme ».
Un communiqué militaire émanant de Villelongue-de-la-Salanque le 10 germinal an II2, annonce sur un ton triomphal: « Nous citoyens Mourgues et Pitot, commandants de la place, tous deux capitaines du 4ème bataillon des Côtes Maritimes, avons enjoint à la municipalité de Villelongue-de-la-Salanque de nous prêter aide et assistance à l’effet de brûler tous les signes de fanatisme, ce qu’elle a fait de suite, et dans l’instant de notre opération il nous est arrivé trois commissaires de la Société Populaire de Sentinelle de l’Agly, députés pour remplir la même mission, et joints ensemble nous avons fait un feu de joie des idoles trompeuses avec nos deux compagnies qui ont chanté l’hymne dédié à la Rai- son. Le tout s’est passé avec joie et fraternité ».
Ce sont probablement les mêmes trois commissionnaires, qui, pour une cérémonie très semblable à Pia, village tout à fait républicanisé grâce à l’hôpital militaire, sont allés jusqu’à recruter comme représentants symboliques de la société civile trois porteurs de torches pour mettre à feu le mobilier de l’église : un jeune homme de vingt ans, une femme et un enfant de sept ans. »

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