Soleils diffusion - distribution
3, rue Jean Dollfus
 - 75018 Paris
 - Tel: 01 45 48 84 62
sollogo

Fiche article

9782859106195
Le bateau de pierre
(Traduction française de «Lo Batèu de pèira»,)
Une œuvre de Georges Gros
PDF
i
Cet article a été constaté en stock le 15 avril 2022.
Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782859106195, vendu 18 € et classé au rayon « Littérature », publié le 1er novembre 2020 par les éditions I.E.O. dans la collection « Passatge », large de 135 millimètres pour 180 de haut et comportant 208 pages.
Il était indispensable de traduire ce livre en français, en réponse aux demandes pressantes d'amis occitans qui souhaitaient en faire découvrir les richesses aux lecteurs francophones. Nous permettrons ainsi aux lecteurs de découvrir ce bateau de pierre, pâté de maisons amarré au croisement de deux grandes artères nîmoises. Ce roman n'est pas une biographie car l'auteur brouille les pistes entre lui et son père. Il pose un regard lucide sur la société, tant française qu'africaine en évoquant beautés et travers. « Je sais que ma mythologie je me la suis faite sans grands-pères conteurs ou grand-mères berceuses. Avec un quartier, une ville, quelques collines aux alentours. Et tant de visages délivrés des grottes et labyrinthes de la mémoire. Ils sont maintenant prêts à briller ou à se recroqueviller dans l'ombre, aux aubes africaines hésitantes ou aux crépuscules incendiés. » La grande culture de Georges Gros est juste évoquée par touches au fil des lignes pour révéler ce qui fit de lui un homme. « C'est d'Afrique que je suis revenu avec la connaissance des choses et des gens d'ici. Il est petit, le monde, finalement. Et elles sont puissantes les sorcières de mort blanches de la piste d'Ouendo. » Nous souhaitons que la traduction du roman amène également le lecteur à découvrir la version originale et la langue occitane, si belle et si riche.
Georges Gros (1922-2018), pédagogue Freinet, militant occitan, écrivain et conteur est un passeur pour la culture et la langue occitanes. Avec son provençal nîmois, il rend accessible à tous des moments forts de sa vie, en Afrique de l'ouest ou en France. Sa langue si riche mérite une traduction en français afin d'éclairer le lecteur sur les secrets cachés sous des mots occitans.

Extrait tiré de l'ouvrage :

« [...] Il rêvait longtemps, le soir, sur cette racine de palétuvier, noircie par l'océan, qui avait volé la forme d'un lourd oiseau aquatique, blessé à mort, qui se retourne une dernière fois sur la magnificence du monde. Trop étrange pour ne pas être né d'un feu de brousse, dans une île perdue où seules les pirogues silencieuses peuvent accoster au crépuscule de nacre…
Encore heureux qu'elle soit tournée du côté de l'Océan, la case. La nuit, le vent de mer, ou plutôt de l'estuaire, y vient pleurer sous les portes, pauvre lamantin échoué entre les filets traîtres des hommes de la forêt. Mais, entre deux coups de tonnerre, un souffle léger glisse jusqu'au lit. Sans la moustiquaire, Simon pourrait s'en régaler.
Quelque chose remue sous son coussin. Il allume : quatre blattes rougeâtres, grosses comme son pouce, lui tiennent compagnie… Où est l'orgueil solitaire ? Odeur de renfermé, de moisi. Craquement et bourdonnement de la nuit africaine. La poussière de latérite est plus fine qu'on pourrait le croire au premier abord. Soudain, il sent l'abandon, malgré les images colorées que les enfants de Valère ont laissées sur les murs.
En prenant son verre, Simon se souvient de sa conversation avec Véran, ses conseils d'ancien : « Méfie-toi de la solitude africaine. Ne reste jamais sans rien faire. Trouve un job. (Depuis qu'il roule sa bosse – cinq années – dans le bled, il s'est mis à parler comme les Américains, ici il en sort partout)… Pêche, peins, écris… sans cela, attention… »
Et voilà, comment un pauvre couillon qui est ici en mission, pour deux mois peut être, se prend pour Robinson Crusoé. Il se croit sur le plateau Batéké, là haut, avec des milliers de noirs mal intentionnés qui font de petits trous dans les murs des toilettes pour épier le Blanc… ou plutôt la Blanche. Il se perd dans des centaines de lieues de forêts qui descendent jusqu'au Congo des mangeurs d'Européens… Les mirages de l'accueil blanc… »

Du même éditeur:

13.00 €
9782956485568
16.00 €
9782859106249
16.00 €
9782859106331
16.00 €
9782859106218
16.00 €
9782859106294
12.00 €
9782859106164
29.00 €
9782859106287
15.00 €
9782859106102
15.00 €
9782859106119
16.00 €
9782859106096
15.00 €
9782859106201
19.00 €
9782859106171
13.00 €
9782859106089
15.00 €
9782859106065
15.00 €
9782859106188
14.00 €
9782859106157
12.00 €
9782859106126
13.50 €
9782859104733
14.00 €
9782859106003
15.00 €
9782859105754

Dans le même rayon:

Couverture et quatrième indisponibles !
20.00 €
9791035315375
19.00 €
9782374280554
13.00 €
9782373557145
25.00 €
9782353745722
21.00 €
9782353745791
35.00 €
9782353745616
25.00 €
9782353745760
20.00 €
9791096166015
15.00 €
9782373557084
15.00 €
9782350689951
18.00 €
9782374280561
16.00 €
9782373556780
25.00 €
9782353745715
18.00 €
9791070060032
10.00 €
9791095492498
23.00 €
9782353745739
15.00 €
9782353745753
23.00 €
9782353745777
23.00 €
9782491494827
15.00 €
9791070060735