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Fiche article

9782916724409
GALILEE, le combat pour une pensée libre
(Choix, traduction et adaptation de lettres de Galilée)
Une œuvre de Cesare Capitani
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Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782916724409, vendu 5 € et classé au rayon « Littérature », publié le 21 juin 2012 par les éditions TriArtis, d'un poids de 60 grammes, large de 135 millimètres pour 175 de haut et 4 d'épaisseur et comportant 40 pages.
Entre 1610 et 1616, quelque 20 ans, donc, avant son célèbre procès et sa plus célèbre encore abjuration, Galilée écrit une série de lettres où il soutient les nouvelles théories héliocentriques de Copernic et prend position sur la question du rapport entre foi et science. Dans ces écrits Galilée défend la liberté de la pensée contre ceux qui voudraient lui fixer des limites au nom des Écritures et prétendent que tout ce qui, dans le monde, est connaissable est déjà entièrement connu. Les extraits présentés ici viennent des lettres que Galilée adresse à son collègue Kepler, à son disciple Benedetto Castelli, moine et professeur de mathématiques, au doge de Venise Leonardo Donati et à la Grande Duchesse de Toscane, Marie Christine de Lorraine, qui apprécie et soutient le travail du savant. Cette dernière lettre, est un écrit de combat, un vrai manifeste contre toutes les formes d’obscurantisme.

Extraits tirés de l'ouvrage :

« « A tous ceux qui ont lutté et qui luttent encore, en dehors de tout obscurantisme, pour une pensée libre. » »
« A Benedetto Castelli, son élève et disciple, le 21 décembre 1613 : « Quand un effet naturel se manifeste à nous avec clarté, à travers l’expérience et la démonstration, il ne doit pas être mis en doute au motif qu’existent dans la Bible des passages où le sens apparent des mots affirment le contraire. Nous n’avons rien à craindre, pourvu qu’il nous soit possible de défendre nos propositions et d’être écoutés. » »
« Printemps 1615 : attaqué par le moine dominicain Tommaso Caccini, il écrit à la grande duchesse de Toscane, Christine de Lorraine : « Quand on multiplie les vérités, on contribue à l’avancement de la recherche et au développement des disciplines scientifiques… Je soutiens que le Soleil, sans bouger, est au centre des révolutions des orbes célestes et que la Terre, tout en effectuant une rotation sur elle-même, tourne autour de lui… Ces hommes, qui attaquent mon travail, voudraient ordonner aux astronomes de ne pas voir ce qu’ils voient, de ne pas comprendre ce qu’ils comprennent. Ils nous demandent de trouver, dans nos recherches, le contraire de ce qui nous tombe dans les mains. Qui voudrait fixer des limites au génie humain?? Qui voudrait affirmer que tout ce qui est sensible et connaissable dans le monde a déjà été entièrement vu et connu ? S’il suffisait, pour éradiquer une nouvelle théorie, de fermer la bouche à un seul homme, ce serait là chose facile. Mais en réalité, pour parvenir à cette fin il faudrait interdire non seulement le livre de Copernic et tous les écrits des auteurs qui suivent sa doctrine, mais également la science astronomique entière. Bien plus : il faudrait interdire aux hommes de regarder le ciel ! » »
« Aujourd’hui, il y a des hommes qui soutiennent que la théologie est la reine de toutes les sciences et que pour cette raison les autres disciplines scientifiques doivent s’y soumettre. Effectivement on peut dire la théologie reine des sciences par le sujet dont elle s’occupe, qui dépasse en dignité la matière de toutes les autres sciences. Mais on ne peut dire que les livres sacrés traitent de la géométrie, de la musique et de la médecine de façon plus complète et plus exacte que ne le font Archimède, Boèce et Galien ! Assise sur son trône royal, la théologie ne doit pas s’abaisser jusqu’aux spéculations basses et humbles des sciences inférieures. Ce serait comme si un prince absolu, avec tout son pouvoir, voulait aussi soigner les gens et bâtir les maisons. N’étant ni médecin ni architecte, il s’en suivrait de grands dangers pour la santé des malades et la stabilité des bâtiments de sa ville. »

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