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Fiche article

9782916724478
ALEXIS DE TOCQUEVILLE, une pensée précoce
Une œuvre d'Anne Rotenberg
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Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782916724478, vendu 10 € et classé au rayon « Littérature », publié le 05 juin 2013 par les éditions TriArtis et d'un poids de 200 grammes.
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Extrait tiré de l'ouvrage :

« Nous voilà donc à New York. L’aspect de la ville est bizarre pour un Français, et peu agréable. On ne voit ni un dôme, ni un clocher, ni un grand édifice ; de manière qu’on se croit toujours dans un faubourg.
Dans l’intérieur, la ville est bâtie en briques, ce qui lui donne un aspect fort monotone. On ne voit aux maisons ni corniches, ni balustrades, ni porte cochère ; les rues sont mal pavées, mais il y a dans toutes des trottoirs pour les piétons.
Nous eûmes toutes les peines du monde à nous procurer un logement parce que dans cette saison les étrangers abondent. Enfin nous trouvâmes à nous établir à merveille dans la rue la plus à la mode, qu’on appelle Broadway.
Une grande difficulté que nous avons rencontrée dès notre sortie de France, et qui commence à être surmontée, c’est la langue. Nous nous figurions savoir l’anglais à Paris, semblables aux jeunes gens qui se croient savants à la sortie du collège. C’est souvent une pitié de nous entendre ; mais enfin nous nous faisons comprendre et nous entendons tout. On nous assure que nous finirons par parler remarquablement bien. Ce sera alors une excellente acquisition que nous aurons faite.

Vous désirez sans doute, ma chère maman, savoir quel est notre genre de vie actuel ? Le voici.
Nous nous levons entre cinq et six, et nous travaillons jusqu’à huit ; à huit heures, la cloche de la pension annonce le déjeuner. Tout le monde s’y rend ponctuellement. Après quoi nous sortons pour visiter quelques établissements ou nous aboucher avec quelques hommes intéressants à entendre. Nous revenons dîner à trois heures ; à cinq, nous rentrons ordinairement chez nous pour mettre nos notes en ordre jusqu’à sept, heure à laquelle nous allons dans le monde prendre le thé.
Ce genre de vie est fort agréable, et je le crois très sain ; mais il confond toutes nos habitudes.
L’absence de vin dans nos repas nous a paru dans le commencement fort incommode, et nous ne pouvons encore concevoir la multitude de choses qu’on parvient à se fourrer ici dans l’estomac. Vous savez qu’indépendamment du déjeuner, du dîner, et du thé, avec lequel les Américains mangent du jambon, ils font encore un souper très copieux et souvent un goûter. Voilà jusqu’à présent la seule supériorité incontestable que je leur reconnaisse sur nous.
Mais eux s’en croient bien d’autres : les gens ici me paraissent puants d’orgueil national ; il perce à travers toute leur politesse. »

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Marie Curie reçoit en 1903 le prix Nobel de physique avec son mari Pierre Curie. Lors de la disparition prématurée de celui-ci en 1906, elle est anéantie. Elle tient alors un journal intime, recueil de lettres fictives écrites à « son Pierre ». Sa fille aînée, Irène, n’a que neuf ans. Pendant trente ans, mère et fille vont s’écrire chaque fois qu’elles sont séparées. Privée trop tôt de la présence de son père, Irène reporte toute son affection sur sa mère qu’elle admire et dont elle partage les goûts. Elle est pour Marie « une compagne et amie ». Ensemble elles se mobilisent en 14 et mettent leurs compétences et leurs énergies au service des blessés avec les « petites curies », unités mobiles de radiologie créées par Marie Curie. Unies par une profonde tendresse et par une même passion : la recherche, leurs échanges et écrits personnels dévoilent le portrait d’une Marie Curie humaniste, passionnée, déterminée, défiant tout sexisme. Avec le concours du Musée Curie (Institut Curie, Paris)
Préfacé par Geneviève Almouzni qui dirige depuis 2013 le Centre de Recherche de l’Institut Curie. Après Marie Curie et Irène Joliot-Curie, elle est la troisième femme à occuper le poste de directrice.
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Anne Rotenberg
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