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Fiche article

9782916724614
Memoires de l'architecte v.
Une œuvre de Medvedkova Olga
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Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782916724614, vendu 10 € et classé au rayon « Littérature », publié le 27 février 2015 par les éditions TriArtis et d'un poids de 50 grammes.
Qu'est-ce qui est véridique dans cette prétendue autobiographie de l'architecte russe Voronikhine, fils naturel de l'un des plus riches seigneurs russes du XVIIIe siècle finissant ? Tout est vrai : son éducation avec l'héritier du comte Stroganov par le précepteur Gilbert Romme, futur Montagnard qui entraîna ses deux pupilles dans les tourbillons de la Révolution française, sa passion pour l'Europe, ses études d'architecture, et l'édification de son chef-d'œuvre pétersbourgeois : l'église Notre-Dame-de-Kazan.

Extrait tiré de l'ouvrage :

« … Enfin, en l’été 1786, nous dîmes adieu à notre pays et partîmes pour le Grand-Tour1. Pris d’une extase devant l’avenir inconnu, je quittai ma patrie pour la première fois. J’avais 25 ans. Je me souviens qu’après avoir traversé la frontière, en entendant soudainement les gens parler dans la rue d’autres langues que le russe – le polonais, l’allemand –, je rêvais que j’étais déjà de l’autre côté de notre existence mortelle, là où toutes les nations se trouvent confondues. Là-bas d’autres êtres se présenteront à nous avec leurs façons différentes de communiquer leur pensée. Quant au changement pour ainsi dire matériel et sensible que nous éprouvions de l’autre côté de la frontière russienne, c’était les routes si bien construites, si lisses, qu’après les misères causées par nos chemins à nous, nous pensions être au paradis terrestre et roulions, comme un œuf sur la table.
Nous passâmes en Europe quatre années et ne retournâmes en Russie que pour le Noël de 1790, dans des conditions cruelles, pour ne pas dire tragiques, ce que l’on verra par la suite.
Nous arrivâmes d’abord dans la patrie de Gilbert, en Auvergne, dans sa ville natale de Riom, où habitait grand nombre de ses parents et compagnons de sa jeunesse. Nous fûmes aussitôt logés dans sa maison où sa mère s’adonna à notre service. Rien ne pouvait lui plaire davantage ; la gentille dame idolâtrait son fils et, avec lui, nous gavait de marrons glacés de sa propre confection, ainsi que de confiture d’abricot si exceptionnellement délicieuse que, pour la remercier de ces plaisirs de bouche, je dessinai son portrait en l’embellissant quelque peu.

De Riom nous partîmes pour Genève et y louâmes pour 48 louis d’or l’année un appartement composé de cinq pièces, non loin de l’endroit où le comte lui-même avait autrefois habité. Cet appartement était spacieux, bien distribué et par-dessus tout propre comme le reste de ce pays ; quant aux échappées de vue que l’on avait vers les montagnes de Chablais et vers la colline qui s’étend le long du Rhône, elles étaient des plus spectaculaires ! Nous avions une petite cuisine, ainsi que, pour 8 louis d’or l’année, une cuisinière qui nous tenait une table correcte, bien que peu variée. La raison n’en venait pas de ses choix à elle, mais de ceux de Gilbert qui considérait la nourriture du côté de la gourmandise.
« Cette dernière est, professait-il, l’un des plus vilains péchés, car, par une sorte d’énervement des points sensibles chez l’homme, elle l’entraîne dans une manière de vivre molle et efféminée ».
Gilbert suivait en cela l’enseignement du philosophe Rousseau, citoyen de la ville de Genève, pour lequel il avait, comme je l’ai déjà écrit, une véritable dévotion : je le soupçonnais de nous avoir conduits et installés à Genève pour cette raison précise. La doctrine de ce Rousseau prônait l’ascétisme de la chair : non pas dans le but exposé par nos Pères du désert, qui enseignaient le jeûne comme moyen de faire progresser l’âme vers l’avant, mais dans le but de la faire régresser, pour ainsi dire, en arrière, vers l’état de l’Homme sauvage, d’avant sa distribution en classes. »

Du même auteur:

Olga Medvedkova
Partir?? Aller ailleurs?? Pour quelle raison impérieuse, affichée ou secrète, les personnages de ces nouvelles éprouvent-ils le besoin de quitter le lieu où ils demeurent et d’arriver là-bas, de revenir peut-être…?? Ces hommes et femmes, jeunes ou vieux, ont cru choisir librement une destination sous un prétexte ou un autre, mais à leur insu ils subiront l’emprise de ces villes toutes-puissantes que sont Rome, Vienne, Palerme, Lisbonne, Athènes, Venise, Madrid, Jérusalem. Chacune de ces villes réclame en effet des rituels, trace ses parcours, régit les heures, dicte ses lois et ses rencontres, prescrit une contenance à observer, trompe ou déçoit, et, en s’imposant au visiteur, elle oriente le cours de sa vie. Il devient impossible au nouvel arrivant d’habiter ce lieu naïvement, ne serait-ce qu’un instant, de trouver ce qu’il cherche. C’est le destin que subiront les héros ordinaires ou extraordinaires de ces huit destinations situées à différents moments du temps. Car ces récits se passent autrefois, aujourd’hui ou demain… Le simple déplacement vers leur destinée s’est transformé, par la magie de la ville, en un véritable voyage intérieur.
Olga Medvedkova est historienne de l’art, traductrice et écrivain, auteur, entre autres, d’un roman (L’éducation soviétique, prix SDGL), d’une pièce de théâtre, de poèmes, contes et nouvelles.
10.00 €
9782916724850
Olga Medvedkova, C(...)
Prince réformateur qui lança le processus d'occidentalisation de la Russie, créateur de la ville nouvelle de Saint-Pétersbourg, Pierre le Grand n'a jamais cessé de hanter l'imagination des Européens. Qui était cet homme ? Que pensait-il faire en changeant la face de son pays ? Ses livres personnels, conservés au sein du Département des manuscrits de la Bibliothèque de l'Académie des sciences de la Russie à Saint-Pétersbourg, nous en donnent une compréhension inédite. C'est tout sauf une bibliothèque d'apparat. Montagne de documentation scientifique, technique et artistique, et tout particulièrement architecturale, c'est une bibliothèque de travail, d'«usuels» : consultée, manipulée avec passion jusqu'à l'usure. Les volumes, pour la plupart illustrés, publiés en Europe au XVIIe siècle, en français, allemand, hollandais, anglais, latin, portent les traces de l'impatience de leur propriétaire, de sa curiosité dévorante pour la modernité européenne. Grâce à cette source exceptionnelle jamais réellement explorée, la personnalité du prince-bâtisseur, sa ville, ses réformes, ses institutions apparaissent d'une manière nouvelle, libérée des clichés historiographiques. Fruit d'un projet international, mené grâce au soutien de nombreuses institutions académiques russes et françaises, cette publication comprend le catalogue raisonné et illustré des 287 volumes identifiés comme ayant appartenu au Tsar, ainsi qu'un choix de sept études qui ouvrent la réflexion sur le processus de l'européanisation de la Russie, sujet plus qu'actuel aujourd'hui.
Olga Medvedkova est directrice de recherche art CNRS (centre Jean Pépin, CNRS-ENS). Docteur en histoire et civilisation de l'EHESS, ancienne pensionnaire de l'INHA, habilitée à diriger les recherches par l'université de Sorbonne-Paris IV, elle est spécialiste de l'histoire de l'architecture moderne, de la théorie et de l'édition architecturales, du transfert culturel dans l'Europe moderne, ainsi que de l'art russe.
100.00 €
9782357551268
Medvedkova Olga
Couverture et quatrième indisponibles !
25.00 €
9782357551251
Medvedkova Olga
En plein été 1980, quelques jours avant l’ouverture des célèbres JO que l’Occident boycotte à cause de l’Afghanistan occupé par l’armée soviétique, Liza Klein et sa mère quittent Moscou pour passer trois jours à la campagne. Petite fille de Joseph Klein, traducteur de Goethe, fille unique de parents divorcés – son père a émigré aux États-Unis –, Liza tente de survivre à l’éducation que sa mère lui inflige en la justifiant par ses origines aristocratiques… À plus de trente ans de distance, ce roman tente une reconstruction et revisite les lieux oubliés. Que signifiait être née et avoir grandi en Union Soviétique? Qu’est-ce que c’était que cette «éducation?»? En quoi celle prodiguée à leurs rejetons par les élites issues du Dégel, à mi-chemin entre Gotha et ghettos, était-elle, malgré tout, «soviétique»?
20.00 €
9782357551176
Olga Medvedkova
« Quelle ville j’ai conçue ! Quel lieu de perfection ! » s’exclame Le Blond devant son plan de Saint-Pétersbourg. « Tracer la ville est une affaire de Prince », lui répond Pierre le Grand. Tout Prince veut être architecte... Tout architecte se croit Prince... Les rapports ne furent pas faciles entre cet architecte savant et le tsar. L’un, pétri et imbu de culture française, refuse le rôle de courtisan ; l’autre, à l’aube de l’entrée de la Russie sur la scène européenne, veut construire une nouvelle ville à l’image des métropoles modernes. Mais les politiques ne commandent des cités idéales aux artistes que pour mieux abandonner ces utopies et servir leur seule gloire ; éternelle divergence entre le pouvoir et l’art, illustrée avec humour dans ce dialogue à fleurets mouchetés entre Le Blond et Pierre Le Grand.
Olga Medvedkova est chercheuse au CNRS. Née à Moscou et diplômée de l'Université Lomonossou, elle est docteur en histoire et civilisation de l'Ecole des Hautes Etudes en Silences Sociales (Paris), ancienne pensionnaire à l'Institut National d'Histoire de l'Art, habilitée à diriger les recherches à la Sorbonne - Université de Paris IV. Elle a publié de nombreux livres et articles consacrés à l'art russe, et à l'histoire et à la théorie de l'art, dont Jean-Baptiste Alexandre Le Blond, architecte (Baudry, 2007) qui a obtenu le prix Marianne Rolland Michel.
10.00 €
9782916724430
Medvedkova Olga
Volume IV de la collection « République européenne des Lettres » dirigée par Marc Fumaroli de l’Académie française
Sous la Direction de Olga Medvedkova
Une bibliothèque est un lieu où l'architecte rencontre son commanditaire. C'est une utopie qui nourrit l'imagination. C'est un endroit où le projet naît en toute liberté, où il évolue et se précise. On y trouve des livres « de métier » : l'architecture n'est pas un art d'imitation mais de conceptualisation ; elle a donc besoin de manuels, de livres de modèles, de traités illustrés ; qui transmettent des images et qui expliquent leur signification. On y trouve aussi des ouvrages de sciences et de techniques diverses et variées. On y trouve, enfin, des grands classiques anciens et modernes, de la philosophie, de la littérature, de l'histoire, du droit. Tout cela est indispensable pour un architecte qui veut être à la hauteur : son projet n'est jamais « simplement » architectural, il détermine pour des décennies, voire des siècles à venir, la façon de vivre au quotidien, d'entretenir des relations sociales, d'exercer un rituel religieux, de représenter le pouvoir. Chaque projet donne lieu à des discussions : pour parler d'égal à égal au commanditaire – un particulier, un prince, une ville, une communauté – pour le convaincre, pour le séduire, l'architecte doit être un orateur et en avoir la culture. En décrivant la somme de savoirs que doit posséder l'architecte idéal, Vitruve la calque sur celle de Cicéron. Depuis que les humanistes redécouvrent Vitruve au XVe siècle et jusqu'au moins le milieu du siècle passé cet idéal reste actif et actuel. De Rome à Londres, de Paris à Anvers, de Saint-Pétersbourg à New York, les livres d'architecture, des bibliothèques entières, circulent, se multiplient, provocateurs, créateurs de cet espace de l'Occident – architecturé et architecturant - dans lequel nous nous reconnaissons, sans même nous en rendre compte. Issu des journées d'études qui ont eu lieu à l'INHA (Institut national d'histoire de l'art) en janvier 2005, ce recueil réunit les articles de dix-neuf chercheurs, pour la plupart historiens d'architecture, allemands, américains, anglais, belges, français, israélien, japonais, russes. En s'appuyant sur des documents d'archives et de bibliothèques, inédits ou oubliés, ils démontrent comment les sources et les méthodes de recherches proprement historiques appliquées à l'histoire de l'architecture peuvent alimenter, voire transformer, cette discipline.
55.00 €
9782357550063

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