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Fiche article

9782916724768
Les ombres portées - Zola, correspondances intimes
Une œuvre de Guermes Sophie
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Cet article a été constaté en stock le 26 février 2021.
Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782916724768, vendu 10 € et classé au rayon « Littérature », publié le 21 juin 2016 par les éditions TriArtis et d'un poids de 50 grammes.
Le 10 novembre 1891, un drame survient dans la vie d'Alexandrine Zola. Elle apprend par une lettre anonyme que son mari entretient une liaison avec Jeanne Rozerot, leur ancienne lingère, et qu'il a eu deux enfants avec elle. Dévastée, elle veut se rendre chez sa rivale, mais son mari l'en empêche et charge un ami de mettre l'abri sa famille jusqu'alors cachée. Plus tard, elle lira les lettres échangées entre les amants. Chacun des protagonistes de ce drame porte son poids d'ombre, qu'il s'agisse de celle du secret ou de celle de l'inaccompli : le mariage pour Jeanne, la maternité pour Alexandrine, et pour Zola, l'absence du partage du coeur.

Extraits tirés de l'ouvrage :

« Il lui semblait la voir de nouveau et l’entendre, forçant la porte et cassant tout, hurlant au scandale, mettant le feu, qui sait ? chez celle qui, depuis plusieurs années, n’avait pas cessé de la protéger, hantée par le rêve d’un monde unifié, sans violence ni souffrance, où chacun aurait sa part, dans l’harmonie et la sérénité. C’est ce qui la bouleversait, maintenant que tout était découvert : moins la honte que l’écroulement de ce rêve de paix. »
« Elle a besoin de lire, encore une fois, les mots qui l’ont tuée. La lettre et l’enveloppe gisent sur le tapis, l’enveloppe à moitié déchirée. Elle les a emportées avec elle, gardant cette fiole de poison, impossible, impossible pour son mari d’y jeter un coup d’œil, elle est entrée en furie dans son bureau, l’a souffleté avec le papier, hurlant des injures, se précipitant sur lui, le prenant à la gorge, sans jamais lâcher la lettre, gardant au plus fort de sa colère suffisamment de lucidité, de ce qu’elle appelle bon sens, pour ne pas abandonner la pièce à conviction, la preuve irréfutable de ce qu’elle n’aurait jamais soupçonné quelques instants auparavant. Il a bien tenté de lever le bras pour, tout en se dégageant, essayer de lui arracher la dénonciation, sans doute pas pour la détruire, le mal était fait, elle avait lu, elle savait désormais, et elle irait vérifier (même pas vérifier, d’ailleurs, car elle n’avait pas une seconde mis en doute l’information qu’elle venait d’apprendre), donc, pas pour la détruire, mais pour lire, lui aussi, peut-être reconnaître l’écriture, examiner le papier timbré, mais elle ne le laissait pas faire, et c’était elle désormais la plus forte. Il n’avait rien répondu – qu’y avait-il à répondre ? – , trouvant seulement assez d’énergie pour la repousser en se levant, et sortir en toute hâte de son bureau, non pour fuir, mais pour verrouiller la porte d’entrée, mettre les clefs en lieu sûr – si sûr qu’elle les avait cherchées, un peu plus tard, sans réussir à les trouver – et interdire aux domestiques de la laisser sortir. Il était le maître, c’est à lui qu’ils obéiraient. Il leur avait dit : « Ma femme devient folle. »
Elle se penche, ramasse la lettre, ne se relève pas, tombe sur le sol, comme tout à l’heure dans le bureau de son mari, il l’a poussée en se libérant de son emprise et elle est tombée sur le tapis, le choc interrompant brusquement ses imprécations. Il était déjà sorti du bureau quand il l’a entendue hurler « Assassin ! », et tandis qu’il gagnait l’entrée, puis la porte, donnait deux tours de clefs et trouvait la présence d’esprit de cacher le trousseau, ce hurlement le poursuivait, mais il ne l’écoutait plus, conservant seulement dans l’oreille ce qu’elle avait crié quand elle l’avait pris à la gorge, « … tuer, la tuer, je vais la tuer, je vais les tuer… », c’était à eux qu’il pensait, ni à lui-même, ni à sa femme, mais à eux trois, exclusivement à ceux qui avaient jusqu’alors vécu préservés, à quelques centaines de mètres de là. »

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