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Fiche article

9782916724850
Destinations
Une œuvre d'Olga Medvedkova
Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782916724850, vendu 10 € et classé au rayon « Littérature », publié le 15 mai 2017 par les éditions TriArtis dans la collection « Histoire récit fiction », large de 145 millimètres pour 210 de haut et comportant 64 pages.
Partir?? Aller ailleurs?? Pour quelle raison impérieuse, affichée ou secrète, les personnages de ces nouvelles éprouvent-ils le besoin de quitter le lieu où ils demeurent et d’arriver là-bas, de revenir peut-être…?? Ces hommes et femmes, jeunes ou vieux, ont cru choisir librement une destination sous un prétexte ou un autre, mais à leur insu ils subiront l’emprise de ces villes toutes-puissantes que sont Rome, Vienne, Palerme, Lisbonne, Athènes, Venise, Madrid, Jérusalem. Chacune de ces villes réclame en effet des rituels, trace ses parcours, régit les heures, dicte ses lois et ses rencontres, prescrit une contenance à observer, trompe ou déçoit, et, en s’imposant au visiteur, elle oriente le cours de sa vie. Il devient impossible au nouvel arrivant d’habiter ce lieu naïvement, ne serait-ce qu’un instant, de trouver ce qu’il cherche. C’est le destin que subiront les héros ordinaires ou extraordinaires de ces huit destinations situées à différents moments du temps. Car ces récits se passent autrefois, aujourd’hui ou demain… Le simple déplacement vers leur destinée s’est transformé, par la magie de la ville, en un véritable voyage intérieur.
Olga Medvedkova est historienne de l’art, traductrice et écrivain, auteur, entre autres, d’un roman (L’éducation soviétique, prix SDGL), d’une pièce de théâtre, de poèmes, contes et nouvelles.

Extraits tirés de l'ouvrage :

« Durant la première demi-heure dans le taxi parisien, il avait pensé à leur appartement qui allait inévitablement être cambriolé en leur absence. Il disait adieu aux objets petits et grands qu’il possédait, qu’il aimait et que les voleurs allaient facilement trouver (car rien n’était caché), désirer et embarquer ou, pire, détester et détruire. Il déplorait la perte de son vieux lustre aux roses de bronze, hérité de sa tante et qu’elle-même avait récupéré à l’église d’à côté où il était remplacé par un nouveau, moderne ; en inox, ses boules de pierres dures, cristal, agate, jaspe, onyx et malachite, ses coquillages, conque, volute et casque ; quand brusquement il vit dans sa tête, comme on voit de ses yeux, le fer que sa femme avait branché juste avant de partir pour repasser sa jupe couleur coquelicot qu’elle allait mettre et qu’il n’aimait pas parce qu’elle l’avait achetée seule, sans l’avoir consulté : ce fer qu’elle n’avait sans doute pas débranché ! Il exprima à voix haute ce qu’il pensait à cette femme insouciante qui était assise à ses côtés.
- Si l’appartement brûle, au moins il ne sera pas cambriolé, dit-elle en arrangeant sa jupe qui lui allait si bien et elle mit sa main sèche et chaude sur la sienne froide et moite. »
« Il attacha la ceinture, ferma les yeux et se prépara comme toujours à mourir dans le crash. Et même sans cela, comment survivrait-il sans sa valise ? Il y avait mis ses médicaments dont il pouvait avoir besoin à tout moment. Durant ces dernières années, il présentait les symptômes d’une étrange maladie ; les médecins ne trouvaient rien, et pourtant il avait quelque chose. Ce quelque chose d’inconnu, horrible, irréversible, définitif, l’approchait à chaque instant de sa fin inévitable. Ça le prenait soudainement…
-  J’ai laissé mes médicaments dans la valise, dit Alfred à Simone. Si j’ai la crise ?
-  Cela ne va pas se produire, chéri, répondit Simone, puisque nous allons à coup sûr mourir dans le crash.
Elle reprit son Vogue, elle s’en achetait un parfois à l’aéroport, et le feuilletait maintenant furieusement, en commentant de temps en temps :
-  As-tu vu ? Mais à qui cela pourrait bien plaire ? C’est bien joli, ah ?!
Elle offrit à son regard, à la fois myope et presbyte, une pale créature se caressant d’une main l’entre-jambe, ne portant comme habit qu’une écharpe.
-  Es-tu sûre d’avoir débranché le fer ? demanda Alfred.
-  Ne t’inquiète pas. L’appartement est déjà cambriolé, et de toute façon il n’y a plus personne pour l’habiter, nous sommes morts. »

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