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Fiche article

9782919483716
L'ailante
Une œuvre de Pascale Boulineau
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Cet article a été constaté en stock le 13 mai 2022.
Ouvrage broché portant le numéro ISBN 9782919483716, vendu 13 € et classé au rayon « Littérature », publié le 1er juin 2021 par les éditions L'échappée belle dans la collection « Pioche », large de 150 millimètres pour 210 de haut et comportant 70 pages.
L'arbre est premier sur terre, il nous précède de plusieurs milliers d'années. Certains arbres sont âgés de deux mille ans. Ils sont notre mémoire, ils assurent notre survie. Le plus ancien des livres commence par une histoire d'arbres : l'arbre de la connaissance, auquel est lié le destin de l'homme et sa chute. Les anciens étaient pénétrés de l'idée qu'il ne fallait rien changer à l'ordre du cosmos. Toucher au fruit de cet arbre, c'était mettre le progrès en route, un progrès qui ne s'arrêterait jamais. La soif de connaître était, pour les êtres humains, le moyen de s'affranchir, mais comme cette soif fut associée à une voracité et une cupidité formidables, l'homme s'est condamné lui-même, probablement, une fois que toutes les ressources seront épuisées, à disparaître. Nous savons maintenant que les arbres communiquent entre eux, connaissent l'entraide, et qu'ils sont proches des animaux. Trop longtemps nous avons cru qu'ils étaient des objets bons à être dominés, comme nous l'avons fait des animaux, et même de nos semblables, perdant de vue la sagesse des anciens et des quelques peuples, rares, qui restent proches de la nature. Les arbres nous parlent du monde, ils nous parlent de nous, et notre existence est souvent étrangement liée à la leur, D'où la nécessité d'écrire ce livre, qui leur est un hommage.
Pascale Boulineau est née en 1950. Après des études de lettres modernes et une thèse de doctorat sur la littérature féminine de l'entre deux guerres, elle devient institutrice et produit de petits ouvrages collectifs avec ses élèves, notamment sur la question du genre en 2011. Elle publie en 2015 un essai : une histoire des animaux et des hommes intitulée : L'ombre de l'homme, et publiée par Mon petit éditeur, puis elle écrit successivement une histoire des mythes, des religions et des idéologies : D'une croyance l'autre, une histoire des utopies et un texte sur la nostalgie, qui ne sont pas édités. Elle est aussi l'auteur de petites histoires pour enfants, de poèmes illustrés, d'haïkus et de deux romans. Elle a collaboré à deux ouvrages sur Céline, publiés en 2018 et 2019 : Guignol's big band et D'un auteur l'autre, Louis Ferdinand Céline à travers ses lecteurs.

Extrait tiré de l'ouvrage :

« Il disait : Montreuil, Et ça vous mettait l'eau à la bouche. Autrefois. Et ça le rendait tout gamin. Il se rappelait les vergers de Montreuil et les griottes qu'il chapardait en allant à l'école. Solennel, il disait: Les grands pêchers, en parlant du quartier où il habitait et qui portait toujours ce nom. Il évoquait le haut Montreuil en levant le nez vers le ciel :

- L'air est plus vif, à Montreuil, vous savez, c'est pour ça qu'on y vit plus longtemps qu'ailleurs !

Ça lui plaisait que la finale du mot Montreuil signifie eau. Car pour lui, cela prouvait la supériorité de l'endroit. Et sa supériorité à lui, c'était d'être né à Montreuil !

Dans sa petite maison, collée au Parc Montreau, il voyait se poser des corneilles. Il leur donnait à manger en plein vol : il leur jetait des graines et elles faisaient deux ou trois boucles, rien que pour lui ! Ou bien, c'étaient les mouettes qui cognaient à sa vitre, pour lui raconter la tempête qui remuait la mer. Il n'avait plus la force d'entretenir son jardin. C'est pourquoi il avait fait couler du béton dessus. Il m'avait raconté cela.

- C'était moi ou les plantes !

Disait-il, pour s'excuser. Mais aussitôt, comme pour laisser le beau rôle au monde végétal, il ajoutait :

- Elles sont incroyables, les plantes ! Certaines sont comme des cadavres qui soulèvent les pierres ! Elles poussent sous le ciment et elles le font céder ! J'espère bien qu'elles vont laisser mon béton tranquille ! Il disait cela d'un air attendri, comme on raconte les dernières bêtises de ses gosses, fier qu'ils soient les héritiers de notre part d'espièglerie !

Je revois encore ses yeux rire sous ses lunettes, quand il s'était posé sur mon canapé, cinq minutes, juste le temps de prendre son petit Visky ! Sa nostalgie, c'étaient de petits tableaux, du temps prisonnier, qui n'aurait pas bougé et qui se serait échappé du passé en douce, comme un voleur »

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